Silence Cosmique

by Monkey Theorem

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1.
« Vu d’ici » sous cet angle, la terre me paraît pas très grande J’ai pas les strophes d’un héros et je m’en bats les glandes Je détiens la science de faire sonner les silences Je suis cette variante qui dénote dans l’atmosphère ambiante Une tête de « weed » décapitée, v’la que j’enfreins les lois de la gravité Je ne suis pas le futur, je suis encore après L’espace temps à colmater Le cerveau en mode avion, au cas où la mort appelle : « foutez moi la paix » Mon canapé dans les abîmes, sur le vide je trône Mon père contruit des sattelites, « real talk » Mesure de près, le big bang de mes couplets À défaut, je dois bien l’avouer d’être astronaute pour de vrai Echo/kilo/oscar/romeo/sierra, nébuleuse sous la New Era Je me sens à l’étroit dans cet univers en expansion Les pieds dans ce vide sans fond, cosmique silence en format mp3 Et les étoiles appartiennent à ceux qui se couchent tard Voie lactée dans mon russe blanc, tue le temps au creux d’un trou noir Pour trouver mon chemin, je n’ai qu’un plan sur la comète Et je fais les fils d’un astronef, positif à l’alcootest « Last poet, last poet, last poet »Et je t’aime à la sauvette, essuie cette larm’aggedon sur ta pommette Même Atlas me jalouse car je prends le monde à la légère J’attends l’apocalypse un pack de 12 et un compteur Geiger Je profite de mes plus belles années lumière Les souvenirs défilent au bout du fil vu que la mémoire est cellulaire L’humeur est lunaire, dans mon universTout jeune déjà, j’étais une planète à la frontière du système scolaire Je me promène, flingue à la ceinture d’astéroïdes Parti à l’ouest en quête d’un terrain pratique pour nos théories J’affine mes hiéroglyphes, vandalise la voûte céleste les boots ancrés sur la croûte terrestre Ché-per, c’est clair, J’éclaire l’inconnu au départ de mes lèvres De l’abstrait compacté s’élève, en « slow flow » Maintenant tu sais ce qui troue l’ozone, si l’inspi’ déboule au trot Trouver le sommeil sera pas de tout repos Quelques reflet de supernova dans un parterre de tessons Compresse des morceaux d’infini en instants Cartier Bresson. Je traverse mes zones de dépression, réacteurs au bas de mon crayon Dans le sas de décompression, scaphandre en papier crépon Et je fuse dans le néant, plaies béantes et vodka russe purede fil en aiguille, apprends à conjuguer au suture Vu qu’on fait tous un peu semblant, je souris entre les bandages Car vieillir avant l’âge est un jeu d’enfant Je griffonne en 16 « bars » ce que la lune chuchote en messe basse pas pour rien que j’ai le même prénom que le 1er homme dans l’espace Et quand une étoile me file pour que j’exauce un voeux Je me sens vivre un peu, compte à rebours avant la mise à feu
2.
Singes savants x 8 De la crèche au corbillard dans un décor binaire Les yeux rivés sur l’écran d’ordinaire, en clair On est la faune primate, on vit sous somnifère Et tu te demandes si c’est encore viable, joker ! Tu veux le grand air ? avec un grand R ! T’en trouveras plus qu’au sommet de la Cordillère L’atmosphère au bout d’une corde, pas de lianes, ni lionnes Dans notre jungle, on congédie la nature d’un salut cordial. Depuis nos 1ères comptines, conditionnés comme des singes savants À récolter des cacahuètes en faisant des pirouettes, Gouvernés par des silhouettes Un système bâti sur du vent pour un peuple de girouettes On est tous des macaques avec des Iphones Sortis de l’usine à clones, métro, boulot, Valium, routine, réveil, caf, clope, dis moi ce qui sépare l’homme, du primate? quand la vie n’est plus qu’une succession de réflexes de Pavlov REFRAIN Singes ! Dressés, domptés, domestiqués Singes ! Asservis, soumis, subordonnés Singes ! Normés, clonés, standardisés Singes ! Tracés, pucés, sondés tous des Singes ! Savants ! Marche ! En avant ! Singes ! Savants ! Marche ! En avant ! Singes ! Savants ! Marche ! En avant ! Singes ! Savants ! Marche… Au sommet de la pyramide : des piranhas Au pied, des pires ignares, six milliards de charognards qui se battent pour le nirvana Tu brades ta cause au tout venant, et tout bonnement, ta pseudo insoumission tourne en ronronnement Singe Bonobo domestiqué, dur de l’expliquer, pourquoi sorti du groupe c’est dur de respirer On peut rien faire à part attendre que la terre s’écroule Je sais pas si ça me fout la gerbe ou la chair de poule Pensées téléguidées brain wash, mental ghost writing et tous coulés dans les même rouages de la grosse machine Pas la peine de réfléchir, le parcours est fléché Trier ses péchés, prier pour ses déchets Au nom du perverti, terre fertile balafrée de pipe-line Y’a des noeuds coulants au bout de chaque liane La vie déprimante des primates en cravate Depuis qu’urbaine est la jungle et que les gorilles ont des Maglites REFRAIN Singes ! Dressés, domptés, domestiqués Singes ! Asservis, soumis, subordonnés Singes ! Normés, clonés, standardisés Singes ! Tracés, pucés, sondés tous des Singes ! Savants ! Marche ! En avant ! Singes ! Savants ! Marche ! En avant ! Singes ! Savants ! Marche ! En avant ! Singes ! Savants ! Marche ! En avant ! Singes savants x 3 Égarés sans réponse, avec des pavés dans les bronches Ils veulent qu’on pense dans les cases, moi je mets des carrés dans des ronds 29 balais, je fais les comptes de tout ce qui a coulé sous les ponts Je sais pas si je dois jeter des tuiles ou simplement jeter l’éponge Regarde nous faire des cabrioles devant nos foutus dresseurs Pensée unique déroulée sur prompteur. Alors dis moi quelle différence entre les news du 13 heures et la peur des coups de fouet du dompteur REFRAIN Singes ! Dressés, domptés, domestiqués Singes ! Asservis, soumis, subordonnés Singes ! Normés, clonés, standardisés Singes ! Tracés, pucés, sondés tous des Singes ! Savants ! Marche ! En avant ! Singes ! Savants ! Marche ! En avant ! Singes ! Savants ! Marche ! En avant ! Singes ! Savants ! Marche ! En avant ! En avant ! x 6
3.
Parpaing 03:25
03 / PARPAING REFRAIN On met les pieds dans le plat et les mains dans la crasse j’ai dit les pieds dans le plat et les mains dans la crasse Le style est impeccable, pas de play-back Mais des pains de C4 avec les poings de Pégase On met les pieds dans le plat et les mains dans la crasse J’ai dit les pieds dans le plat et les mains dans la crasse On te met des pains de C4 avec les poings de pégase « Clic braaah » mic check, parpaing dans la face ! -- Retourne rapper dans ta breuch’, t’as le punch de la guimauve notre son dans les baffles mais la baffe fait des kilos Je reconnais les fans à la taille de leur ecchymose style de dingue, j’ai pas un grain mais des silos Je ride un tractopelle, pour porter mes 2 illec’s 
 Coup de crosse de hockeyeur avec les bras de Popeye Z’etes pas d’accord les bolosses? Pas de problème 
 Coup de crosse de polo #ralph Lauren Ici pas de boniments que des tartes à l’orgueil On t’éclate ta sale gueule et crame ta purple Pendant que ta tante, en scred’ nous fait de l’oeil Parait que des concerts, les gens repartent en fauteuil Un peu d’audace à la base, ton petit crâne de piaf : 
 Une calebasse évidée que l’on attaque à la masse Kasper : puro flow nada mas fais le plein de la flasque parpaing dans la face. -- REFRAIN On met les pieds dans le plat et les mains dans la crasse j’ai dit les pieds dans le plat et les mains dans la crasse Le style est impeccable, pas de play-back Mais des pains de C4 avec les poings de Pégase On met les pieds dans le plat et les mains dans la crasse J’ai dit les pieds dans le plat et les mains dans la crasse On te met des pains de C4 avec les poings de pégase « Clic braaah » mic check, parpaing dans la face ! -- Ton oreille ne risque ap’ d’oublier l’opus, claque de bielorusse Fat coup de pied au cul, avec des bottes de 7 lieux T’atterris à la Mure et ton pif à l’allure d’une pomme de terre bleue « Et je te somme de faire feu! » Eh yo je dégaine la Gatling et les aligne avec le gare-ci Et la goupille calée dans les babines « clic » Rafale de pastilles, élastique calotte à la Dalsim « bim » Pile dans les parties, on la met dans le mille et t’allume à chaque rime Faudrait que je me détende: pastaga, pistache Mais tu manges un taquet avec le jeu de pétanque Hasta la vista, hasta la vista ? Hasta la vista ! Passe moi la tise, gars ! Faya sur la piste Mon crew, fait des dégâts, de quoi péter des câbles On vient casser du palais, faire manger du pavé J’expire mandales par rafales, toi t’es l’épave qui même pas ne dépanne La frappe est forte, fine et phénoménale, affûtée, file et fait mal Fais un effort et tu vas finir « singeophile » au final On fait le fond des futs et fout le faya, fêlé je défie la foule, foulant villes et villages -- PONT -- Tu veux test, fils de truffe nulle? Lèche tes chistes et perce tes pustules On piste les « fakes », « fiste » les fesses, crispe l’intestin ! Écartez les gosses, le Kasp ‘ et l’Ekors, restent les best, hein? Et pas de « guns » à la main mais l’ami que des mains dans la gueule, ça tue ! Place que baffes à la pelle qui casse des faces de cul, sale pute ! Eh yo, met les « wacks » à la benne, on dégaine la batte, On dégomme les dep’, en leggin à la mode, allume à la Vandamme On te met des mandales, atemi dans la gaine, clic blaaah !! -- REFRAIN Et les mains dans la crasse j’ai dit les pieds dans le plat et les mains dans la crasse Le style est impeccable, pas de play-back Mais des pains de C4 avec les poings de Pégase On met les pieds dans le plat et les mains dans la crasse J’ai dit les pieds dans le plat et les mains dans la crasse On te met des pains de C4 avec les poings de pégase « Clic braaah » mic check, parpaing dans la face !
4.
TSTB 04:02
Les casse-couilles de base, les écolos bobos « Sophrolo », co-dodo, les « wack mc » monoflow Les grosses en collants mauves et les beaufs en polos Lotto TU SAIS TRÈS BIEN CE QUE J’EN PENSE ! Les bobs Lacoste et les frères Bogdanov Appeler son gosse : Adolf / Les soirées Warhamer et les vendeurs d’aspirateur qui font du porte à porte TU SAIS TRÈS BIEN CE QUE J’EN PENSE ! Les « clubbers » à 3 du mat’ avec des lunettes noires les « caïras » du terroir, les réu’ Tupperware Les enculés avec le mulet, fute et pull G-star TU SAIS TRÈS BIEN CE QUE J’EN PENSE ! De la dame blanche et des gossips de Myke Brant, des nécrophiles Quand ta tante met des Bodys de la « trybe transe » et les gothiques Des vacances chez Véronique et des attentes téléphoniques TU SAIS TRÈS BIEN CE QUE J’EN PENSE ! -- REFRAIN TU SAIS TRÈS BIEN CE QUE J’EN PENSE ! TU SAIS TRÈS BIEN CE QUE J’EN PENSE ! -- Les crédits sur 30 piges et les apparts’ proprets les phallus atrophiés, les gens qui te parlent trop près Et ceux qui te parlent de la faim dans le monde avec des Nike aux pieds TU SAIS TRÈS BIEN CE QUE J’EN PENSE ! Y’a ceux qui te conseillent un film et te racontent la fin l’option latin et les décolletés sur les planches à pain Vrrr ! Vrrr! La perceuse du dimanche matin ! TU SAIS TRÈS BIEN CE QUE J’EN PENSE ! Le coca qui mousse, les ados qui gloussent les masques d’« Anonymous » en photo de profil Eh yo ! les faux comiques, les sodomites de drosophile TU SAIS TRÈS BIEN CE QUE J’EN PENSE ! La littérature bas de gamme, les allures de Bagdad des anus du cap d’Agde, le CAC 40 Autant que les balnaves, les hashtags les sales blagues ap’ marrantes TU SAIS TRÈS BIEN CE QUE J’EN PENSE ! -- REFRAIN TU SAIS TRÈS BIEN CE QUE J’EN PENSE ! TU SAIS TRÈS BIEN CE QUE J’EN PENSE ! -- Messieurs, mesdames, j’ai le plaisir de vous annoncer mes cruels états d’âme Vous respirez impunément, c’est le plus intolérable Je dois purger ma rancune j’en peux plus c’est viscéral C’est de la haine pure et dure, et vous êtes les victimes idéales Je vais commencer par toi qui t’es cru invulnérable Je t’arrache les burnes et puis t’arrange la face à coup de ferraille Ton physique finit tel du purin puant sur des rails
 Et je reviens avec un fusil usiné russe aux funérailles. Je suis pour la paix sur terre, l’amour et la tolérance Je suis venu déclarer ma flamme avec un bidon d’essence Tu fais bien ce que tu veux, mais tu veux savoir ce que j’en pense Moi je t’aurais descendu, toi et toute ta descendance Mes très chers amis je vous dédie ce joli texte Mon opinion à l’Opinel : politesse d’australopithèque Je vais te flinguer, te dézinguer, je vais te tringler, t’épingler Veuillez agréer l’expression de mes salutations distinguées. -- OUTRO : TU SAIS TRÈS BIEN CE QUE J’EN PENSE ! TU SAIS TRÈS BIEN CE QUE J’EN PENSE ! --
5.
KESPAR : Charge la gatling sur le surf, J’roule en FIAT 6 sur le turf Je roule en Fiat 6 sur le turf J’excelle dans les biz’ où on fait 4 bises et dans les casting pour le smurf J’aime la teuf pas les soirées casse-pipes J’aime tes seufs et mon carré d’as pique Je collectionne trop de « malaimables » steuv’ de keuf’ Aux baléares dans mon palais fasciste Grosse soirée rock façon années 5-8 Costar’ d’époque en Maserati A6 Je produis une marée noire sur ma terrasse en teck Depuis ma baignoire avec un verre de blanc sec J’ai plus de talent mort que tous tes potes dreadlockés
 J’ai volé ta carrière sans même vouloir t’escroquer Armé d’une serpillère, je fais mieux que que ces brêles fières Les renvoie prendre un taf’ précaire dans le tertiaire -- REFRAIN PANTOUFLINGUEUUUR ! V’la les gros bonnets de nuit ! J’arrive broliqué rayon literie Je veux couette en vison, sommier en or qui brille PANTOUFLINGUEUUUR ! V’la les gros bonnets de nuit ! Sous l’oreiller j’ai planqué l’artillerie Tu changes de trottoir des qu’on sort du lit -- EKORS : Réacteur sous les pantoufles, cape avec un drap-housse Marvel en marcel, Pijaman is in da house Clé de bras de Morphée, double coup de babouche Polochon nunchaku dans ton arcade sourcilière Supa troubadour, bazooka douze cartouches Steven Cigale dans la fourmilière J’ai l’air smoothie mais je suis Droopy avec une sulfateuse Tout ces petits wacks sont que des Ewoks, croient maîtriser la force « Tu rap comme Shumi’ fait du ski et je trouve l’insulte flatteuse Yop ! du balai, vas t’empaler sur un tricératops » 
 Je fais des trous dans les sapes, pourtant je fais ap’ dans la dentelle Pars en guéguère pépère, dans mon char en charentaise Je fais griller des guez-mer au lance-flamme en caleçon Partie de pétanque à la grenade à fragmentation Plus mollasse qu’un mollusque gavé au tranxene Mais tâche mon blaze et je t’incruste un balai brosse dans le zen -- REFRAIN PANTOUFLINGUEUUUR ! V’la les gros bonnets de nuit ! J’arrive broliqué rayon literie Je veux couette en vison, sommier en or qui brille PANTOUFLINGUEUUUR ! V’la les gros bonnets de nuit ! Sous l’oreiller j’ai planqué l’artillerie Tu changes de trottoir des qu’on sort du lit -- La bourse ou la vie ? Draps housses pour la mif’ -- KASPER : Je déboule en pantoufles, barbe de trente jours et grande « rouffe » Torse velu au grand jour, poutre apparente sur le kangourou Un look de hardeur des 70’s, Je transforme les trous de balle en Bagel’s Cheese … Cohiba entre les doigts, cognac sur l’accoudoir et pétoire sous le peignoir Style atypique, tu devines qui rapplique Je tire à tout va, pire que tout ce que t’imagines Accent hispanique, charismatique à la nique En face des amateurs : « vos carabines tirent à vide » Je « frag » les wack, mets des berlines sous dynamite J’accepterai de canner que contre 18 pyramides J’envoie des doses létales, de cheval, à travers à tort Dès que mes cordes vocales déballent, s’étalent les corps Les bustes et les crânes se déforment Eclats d’encéphale, épars, je repeins le décor -- REFRAIN PANTOUFLINGUEUUUR ! V’la les gros bonnets de nuit ! J’arrive broliqué rayon literie / Je veux couette en vison, sommier en or qui brille PANTOUFLINGUEUUUR ! V’la les gros bonnets de nuit ! Sous l’oreiller j’ai planqué l’artillerie / Tu changes de trottoir des qu’on sort du lit
6.
Même Route 04:19
REFRAIN : Tous la même route / Car on suit tous la même route On suit tous la même route Entre les « Je t’aime » et les « va te faire foutre » x2 -- On suit tous la même route malgré nos déviances Le tout c’est de garder le goût de reformuler les évidences Tant que la bouteille n’est pas trop vide et la barrette pas trop keus’ Tout va bien, à part l’impression de chercher le nord en suivant la trotteuse Je fais ma ronde sur 4 temps comme un veilleur d’ennui, Ressens la tectonique des plaques sous le canap’ Paupières éteintes, regard tourné vers l’intérieur, je m’enfuis Navigue à l’aveuglette en vase clos de Gama Grandir c’est apprendre à bomber le torse quand t’as limite plus d’air Et rester clairvoyant dans le black-out, éteindre la petite lumière Et souhaiter bonne nuit au monstre dans le placard Depuis qu’elle a fait les siennes, je remplis des mots-valises Allez c’est pas la fin du monde même si je l’avais dans la peau-calypse Nuit de noce-tradamus, au matin j’aurais pris la route, Tout est foutu, trop tard ma douce Et j’ai nulle part où aller, faut que je me fixe une route Si je gagne ton coeur, on partage les bénéfices du doute Et ma musique te dérange, c’est surement que t’as bon goût J’ai pas un rond mais partons loin, prenons tes jambes à mon cou Fonce-dé dans le lit de celle d’après pour oublier celle d’avant Le regard de braise d’afghan, Lucy dans un ciel diamant Alors j’expire des fantômes et je trouve même pas ça bizarre Sous-marin jaune, sous Marie Jeanne, profondeurs canabyssales -- REFRAIN Tous la même route / Car on suit tous la même route On suit tous la même route Entre les « Je t’aime » et les « va te faire foutre » x2 -- Envie de briller, le lendemain l’envie de me faire oublier, De tout plier, affalé sur la routine à roupiller, sont empilées : Amitiés périmées, amours R.I.P… En vérité y’a peu de choses qu’on n’ait pas mérité J’en ai retrouvé, accidentés avec un pet’ au casque Ou cannés sur l’asphalte, d’autres s’efforcent à rater les occases De partout des égarés du parcours T’as pas compris ? faut que tu t’imposes au carrefour, et cours Car on suit tous la même route, bouffe tous la même soupe Pousse tous dans le même trou, nous fourrent tous dans le même moule Je trouve, toujours les mêmes looks, qui jouent les mêmes scènes Avec les mêmes shoes, les mêmes tronches sous les même coupes courtes Naviguant dans ces ruelles polluées de propagande vantant l’inutilité de futilités vaines Y’a pas de salut dans le matériel ni dans la péruvienne On se fait berner par tout ce qui tape dans les zones érogènes Monkey Theorem, l’acharnement ce qui nous a rendu fier Pas de don du ciel, on s’est saigné les veines Je vis entre l’enfer et l’éden où le destin file entre les « fingers » et fait des siennes Je peux pas tempérer mes rêves, dans cette épopée Y’a des ratés y’a des trophées Une vertu détrônée, avec le vice à ses cotés en train de se bécoter Sans le fond y’a pas la forme, je laisse pas les obstacles à la porte Je dis que les « gnons » font la force, putain! -- REFRAIN Tous la même route / Car on suit tous la même route On suit tous la même route Entre les « Je t’aime » et les « va te faire foutre » x2
7.
Flemlude 00:54
8.
C’est l’hymne à la flemme, je lève mon verre à ceux qui glandent à la chaîne Faut être productif à ce qu’il paraît, arrête ! Moi je lève mon verre à la paresse L’hymne à la flemme, je lève mon verre à ceux qui glandent à la chaîne Faut être productif à ce qu’il paraît, arrête ! Moi je lève mon verre à la paresse -- REFRAIN Et ça fait 1 pour la flemme ! 2 pour les grasses mat’ et 3 pour le Rsa ! x3 Et ça fait 1 pour la flemme ! Les vrais savent ! Perdre ma vie à la gagner, nan ! Jamais je ferai ça ! -- Le travail c’est la santé, chacun son point de vue mais C’est tout les jours le 1er mai, roule un joint de muguet Parait que faut trouver sa voie, je dois être en train de muer Vu que j’aime pas bien suer, sauf pour visser le gland Et que j’ai pas trop d’ambition, encore moins de business plan Pied au plancher vers l’avenir, pare-brise plein de buée Blague à part je te mens ap’ vraiment Quand je t’explique que j’aurai voulu naître en chat d’appartement Mes journées à pioncer, ken des chattes et puis graillave des croquettes Parce qu’une vie tenue en cravate, c’est trop bête ! Et j’m’en bats la race si c’est pas la baraka Je veux me gratter les maracas sponsorisé par la caf C’est pour mes reuf’, mes assoc’ au Rsa socle Qui pensent à plastiquer l’usine quand le boss leur gueule « Et qu’ça saute ! » Moi ? un Tanguy d’la mère patrie ? Nan, nan ! Pardon madame ! Plutôt un génie en espadrilles… #Gaston Lagaffe -- REFRAIN Et ça fait 1 pour la flemme ! 2 pour les grasses mat’ et 3 pour le Rsa ! x3 Et ça fait 1 pour la flemme ! Les vrais savent ! Perdre ma vie à la gagner, nan ! Jamais je ferai ça ! -- Quand je me déguise en travailleur, je me fais vite griller Au bout de 2 heures, ramasse ta motiv’ à la petite cuillère Tu parles ! J’évolue dans un autre calendrier Je suis large ! j’ai encore jusqu’à avant hier Du taf ? J’en chercherai au pied des arcs-en-ciel Aux entretiens, dégaine de vacancier à l’ancienne Faudrait je vous remercie pour mon SMIC à genoux sur banc de prière ? Rafale de tir au flanc contre vos lance-pierres Charbonner, bosser, travailler, taffer, tremper des tartines de tranxene Dans des saladiers de café, se mettre en scène Sous le masque de petit salarié parfait… navré Si j’vous envoie ma démission sur feuille de bananier ça l’fait ? Broyer du noir, en repassant ma chemise blanche Dents de requin sourire d’ange, j’ai rien de l’employé du mois Je vais pas exécuter la tâche, je suis pas bourreau de travail Je vois la vie en slowmotion… Tchao bye bye ! -- C’est l’hymne à la flemme, le manifeste de la paresse Je lève mon verre à ceux qui glandent à la chaîne… À la chaîne ! C’est l’hymne à la flemme… À la flemme ! Le manifeste de la paresse, faut qu’on soit productif à ce qu’il paraît, arrête ! Moi je lève mon verre à ceux qui glandent à la chaîne… À la chaîne ! À la flemme ! -- C’est pour mes parasites, paresseux, qui n’aiment pas se raser Qu’une routine à crédit enverrait en cellule matelassée Les magouilleurs qui grattent le système à s’en fracturer les phalanges Qui, freerident hors piste entre les factures en avalanche Fuck l’esprit d’entreprise ! Les cadres sups et les challenges Moi je suis bosseur mais seulement quand il s’agit de raturer la page blanche.
9.
Interflingue 02:19
Chemise à jabot et lunettes fluos Boom au château, DJ Culbuto Mon flow est trop fluide, nan y’a pas de grumeaux Sur mon blason, tête de taureau sur corps de mulot Tu me provoques en duel avec ton plumeau Tu t’en sors bien, t’façon j’ai Judo Tu manques pas de culot, face de bulot Tu voulais mon groove ? prend cette tirade en guise de tuto’ Viens dans mon domaine tu verras le show, chez le Marquis de St Bruno x 2
10.
REFRAIN Qui vient sauver le monde, c’est Monkey Theorem On rapplique dans la seconde quand le rap a des problèmes Équipe de haute voltige, v’la Monkey Theorem Fusil coton tige pour nettoyer tes oreilles -- Je suis en peignoir avec Lauryn Hill et Lil’Kim / Je sirote un « gin fizz » elle caresse ma « bip bip » Quand tout à coup « dring dring » / C’est le boss au bout du fil : « Bon sang ! ça fait 30 fois que j’appelle ! Ramenez vos bouilles ou je fais de vos couilles de la purée de mirabelle » Pépère à la salle de rimes, sous 200 kil’s d’haltères Je m’apprête à savater 2, 3 « wacking partner » quand soudain / Je vois Kasper défoncer le store à bord d’un couplet sport / Il me dit « y’a du pain sur la planche, et j’aime pas le skateboard » Rencard au QG sur la 38ème, un agent nous attend, il se présente lui même : « - Appelez-moi le Marquis, mes amis nous devons agir vite, Megawack menace d’ « autotuner » le Rap music » - Vite ! bon sang ! vite ! Prenez cette mallette ! Vous y trouverez vos SM58 et quelques gadgets !  - OK Marquis, dites nous où ce cinglé se terre, on sera de retour dans 30 mesures… enfin je l’espère » « - Eh bien, le docteur Megawack se cache sur une île au large des Galapagos, un « Speologic » héli-treuillé vous attend sur le toit, Mais… faites vite ! le temps presse ! » -- REFRAIN Qui vient sauver le monde, c’est Monkey Theorem On rapplique dans la seconde quand le rap a des problèmes Équipe de haute voltige, v’la Monkey Theorem Fusil coton tige pour nettoyer tes oreilles -- « Objectif en vue » On saute de l’hélico : double salto tendu / Esquive un banc de requins La base secrète se situe dans un volcan éteint / Infiltration par les conduits d’aération, quand soudain : tadam ! Nous voila face à une armée de « ninjawack » « - Mais, mais, ils ont tous le « mêmeu » flow ! - Quoi ! tous le « mêmeu » flow !? - Oui ! tous le « mêmeu » flow ! - On a tous le « mêmeu » flow ! Obligés de les combattre « avequeu » le « mêmeu » flow ! Et puis : bim ! bam ! Super cut dans la face « Tchiki tchiki blaow » rafale de charley maracas Attaque du ptérodactyle, enchaîne les prises jack de Micwendo Coup de pied rotatif, technique des points vitaux Je crois que tous les wacks sont neutralisés, ça y’est Je prend l’escalier, gagné, voici le niveau final Une trappe s’ouvre sous nos pieds « - Oh merde » nous voila piégés dans un filet « - Got damned » On se réveille ligotés sur un lit d’hôpital «  -Vous avez eu tort de vouloir défier le docteur Megawack, Dans moins de 16 mesures le rap ne sera plus qu’une flaque de « Variétoche » R’n’Bisé pour jeunes pucelles écervelées - Je vais faire de vous mes Miniwacks grâce à mon rayon « vocoder » -Non ! pas le rayon vocoder ! - MOUHAHA » - Oh nooo ! espèce de salo-ooaud ! » -- REFRAIN Qui va sauver le monde, où est Monkey Theorem Panique sur les ondes, au secours ! Mayday ! S.O.S ! Le rap est dans la « mouise » sans Monkey Theorem Tu nous croyais cuit, ce serait nous méconnaître -- Dans une cage, saucissonnés, le garde nous rit au nez : « Haha ! le bon rap sera bientôt détruit ! Megawack est trop fortiche vous ne pouvez rien faire contre lui ! » Sa tête saute sectionnée par un vinyle / un homme cagoulé s’avance et nous injecte un liquide / C’est Jumbo Jeff à la rescousse avec l’antidote / Il nous dit : « Allons mettre sa raclée à cette petite fiotte ! » On crochète la serrure avec un vieux trombone
« - Allons trouver notre homme à la salle de contrôle » - Je vous attendais » dit Megawack le doigt sur le bouton play - Un pas de plus et ce sera votre dernier couplet - Non ne faite pas çà ! » Ce salopard a la main sur les potards / Trop tard ! bientôt le rap vivra son pire cauchemar ! Dans la panique, je vois le doc’ qui prend la fuite en « jet wack » Vite ! Nous devons « bypasser » le « plug » avant la fin de cette track / Plus d’autre choix je sors un « beatbox laid back » / Car seul un « ultraflow » pourra sauver le rap (…) « - Haha ! mon cher Ekors, une fois de plus nous l’avons échappé belle, - Tu l’as dis mon cher Kasper ! Mais ce qu’il faut retenir c’est que… » -- REFRAIN Qui vient sauver le monde, c’est Monkey Theorem On rapplique dans la seconde quand le rap a des problèmes Équipe de haute voltige, v’la Monkey Theorem Fusil coton tige pour nettoyer tes oreilles -- « Gnnnaaaagn ! vous ne perdez rien pour attendre les Monkey Theorem / Rimera bien qui rimera la dernier ! Mouhahahgnahagna ! »
11.
Voie Lactée 02:09
Le monde est à ma portée Vu que dans mes couilles, y’a la voie lactée J’ai besoin d’une poule pour les malaxer Ce monde m’est étrange, c’est à lui de s’adapter Je le re-dessine entièrement, concrètement, j’en fait de l’art abstrait Je suis qu’un bras-cassé avec des mains en or Aucun remords, le destin n’est qu’un tirage au sort J’ai le diable au corps, la vie bat son plein Alors pop up le volume du gramophone Faut que ma voix se répande comme mes phéromones Venu foutre mon blaze, fat cap sur l’aérosol Les deux panards au sol et le regard au ciel En somme un astronome sur une prod’ à l’ancienne Je rendrai pas l’antenne, je persiste et signe Je m’explique, la musique n’est pas qu’une parenthèse Eh yo check this shit, si dieu existe… y’a du Monkey Theorem dans sa playlist -- REFRAIN : Là haut ! Que vaut ton pesant d’or en apesanteur ? Là haut ! Galaxie du Centaure se découpe au sampler x2
12.
Hubble Gum 07:55
À quelle vitesse la vie nous catapulte ? Tu sais j’ai voulu fixer le temps  Mais j’suis toujours ce Peter Pan dans un costard d’adulte 30 piges, voir le chrono s’enclencher Accepter sa condition d’écorché vif pas si mal dans sa peau Se dire qu’il est temps d’changer, autour voir les gens s’ranger  Le crâne en bordel comme ta chambre d’ado… han!  On m’a dit « tire toi ta buche ! fais ta gâche dans la ruche Eh ! arrête de te planquer sous c’te fuite à capuche »  Mais je confonds les cravates et les Boas Constrictor J’veux pas d’une voie sans histoires, j’veux ma voix dans le transistor  Flash back, Tristan, Johan, les combats de pogs, la cour de récré Fly crew, vodka, posca, 45 tours de reggae Après midi, canap’, spliffs, « Tony Hawk pro skater » Mon cerveau part en « varial flip » et Santiag’ bloque des heures Tous les matins j’arrive en retard au lycée Oinj’ de purple… j’me pointe en heure d’colle, les yeux atomisés Avec le recul j’crois que j’avais b’soin, de frôler le crash aérien J’en garde ces balafres dans la carafe mais pas grave ça fait rien Adolescence passée en orbite dans une fumée épaisse « Face b » de Mobb Deep dans le cockpit de ma fusée de détresse    Bombe aérociel, nuée d’étoiles sous les ongles Je taggais mon blaze pour qu’on m’entende, message hors des ondes Égaré dans le vide sidéral, fat cap Canavéral / Graffiti téléphone maison… Mais j’ai du dompter mes fantômes et mes angoisses, crois moi Depuis le temps ou j’repeignais en chrome l’avenue Ambroise Croizat Y’a des choses qui te font vieillir à vitesse grand V Un trou noir dans chaque pore, j’écris à fleur de galaxie Crois moi, tu vois ta bonne étoile s’estomper Quand ta propre mère te cause en pleurs d’euthanasie Mes 1ères rides viennent consteller ma jeune gueule d’homme J’observe l’infini dans ma bulle… #Hubble gum -- Tu sais, au fond je croyais que j’en serai pas capable, je croyais que mes écarts étaient irrattrapables À la base, je me revoyais toujours à la baisse Alcatraz dans la tête, je voulais me faire la belle Verrouillé dans mes certitudes, j’ai pété le cadenas Rêvant de voyage, coeur en otage, pris entre ici, là bas J’ai fêté mes 20 piges au bord du Titicaca Tempérament jusque-au-boutiste, et bien au delà Je pianote ma vie cherchant l’inabordable À faire des miracles, rien qu’avec ma zic de salopard La vie est fade, si elle est brute, dénuée d’aromates Dégustée telle quelle, je trouvais ça dommage J’étais cet adolescent du-per, le cul entre deux chaises Epuisant mes réserves, remuant père et mère, Moral à terre, caractère timide mais téméraire Je voulais marquer les esprits à tout jamais de mes tags éphémères Rappelle toi l’époque stone et monotone Nos aprem’ à l’ancienne, cannabis, canapé, Capelton, Nos soirées saoul à douze à rouiller dans Grenoble Mon errance de jeunesse, aujourd’hui se lit sur ma gueule d’homme Rappelle toi l’époque, stone et monotone Le verre à marée haute après chaque shot de rhum agricole À cartonner Grenoble à la bat les illec’ Mon errance de jeunesse aujourd’hui se lit sur ma gueule d’homme Auto sabotage, dans les nuages assis confortable La main lourde vu que tu connais pas les bons dosages Au passage, on s’assomme aux décibels S’assassine à petit feu, #paraffine artificiel J’ai fait la paix, les remords ne peuvent plus m’atteindre La vie est une journée, quand à moi je suis pas du matin J’en suis sorti mutilé, cerveau rustiné Mais surtout sublimé, je n’ai, plus rien à justifier -- Tu t’en rappelles, ma belle? on s’était promis la lune, J’ai eu du mal à en revenir… #Appolo 13 J’ai fait capoter la mission, tu sais ma jolie j’assume Je fais toujours les même erreurs et les mêmes pâtes bolognaise Et j’ai bien fini par l’admettre, fallait que tu t’en ailles, J’ai continué à me construire, un parpaing dans le ventre Mais tu sais depuis me, myself and I On a bien dû apprendre à trouver un terrain d’entente     Tu sais, depuis j’ai l’béguin bloqué dans les starters Y’en a bien quelques unes qu’ont tenté de pare-choquer mes barrières « Ma douce t’es radieuse mais j’ai les sentiments irradiés » Bunkoeur d’artichaut, j’ai appris à m’barricader Mais pour elle j’essaierai quand même, chérie je t’emmène Foncer tout droit dans le mur ou bien tourner en dérision Vaut mieux en rire, tu connais la rengaine J’suis venu déposer mon mal-être de démission Donc la vie je la prends à la légère, un peu comme ses moeurs Vu que tout peut se « cut » net comme un coup de « crossfader » Évidemment, j’vois plus les choses comme avant Depuis que je roule des spliffs d’afghan pour apaiser la douleur de ma petite maman J’ai trop ramé à la dérive dans le verre à moitié vide Mais j’ai compris que ça passait vite, qu’avant de « die » fallait vivre Profiter de mon passage éclair sur cette planète terre Tu sais, j’ai compris que j’étais riche de ces choses qui ne s’achètent guère Si t’en as plein le compte, mais personne qui compte, j’te plains Question de point de vue, moi ? Je préfère mes proches, de loin Marre de jouer l’écorché vif, rends moi mes épluchures ! Avant d’voir les gens que j’ai de plus chers dans une sépulture Mon miroir a éclaté de rire, m’a dit « Parle pas d’malheur ! » Donc j’ai mis la peur dans les cordes, elle passe un sale quart d’heure Et si l‘amour ne tient qu’à un cil, je tire un trait d’eyeliner Je fais des saltos au dessus d’un cafard géant… #Kafkadeur  -- La vie : un long parcours, je fais des efforts pour être à la bourre J’espérais faire attendre mon compte à rebours Je veux plus courir après les rendez vous Crouler sous le doute, à bout de brasse nager dans le flou Et si je te réponds que par : « Oui mais non » c’est que j’ai du mal à me détacher comme quand la weed est dense Tu connais la devise, à l’avenir, Je vais m’employer à faire les choses bien, ou bien juste m’abstenir J’en ai marre de vivre encombré, d’éponger, de me ronger Aujourd’hui j’ai mis ma colère en congé Marre d’avancer en zigzag, marre de faire du remplissage Marre de voir le vide bouffer mon espace vital Eparpillé, j’ai fait tri, resserré le cercle autour de mes vrais amis Mes piliers, ma thérapie, hors de la file Au fond veux faire la dif’ et donner du caractère à ma fille… yeah! J’entame une nouvelle décennie toujours aussi indécis Mais plus précis, vu que ma barre de santé rétrécit Je suis pressé, j’en oublie, de prendre du plaisir Envoie la résine, je dois m’assurer du répit  J’ai pu m’esquiv’, sur les cimes, élu domicile Et pour la suite j’ai choisi d’y aller au feeling La flippe aux tripes, gosse en fuite sur sa terre d’asile J’ai pris racine depuis que je me lève comme un père de famille Qu’est ce qui m’anime, hein ? me pousse à bâtir Pris de panique, je m’endurcis sachant que tout est si fragile Je l’ai compris tout est à faire, rien n’est établi J’ai vu mon pote en fauteuil se rétablir et redresser sa vie Une page se tourne, c’est déjà la fin de la matinée Paniqué de voir autour de moi tout s’activer Fin de saison, je reprends la suite regard écarquillé Je suis venu faire ma place à moi, je veux pas de celle attitrée

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released February 11, 2016

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