Yéti

by Monkey Theorem

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1.
Yéti 03:19
Seuls dans les sommets comme Yéti, j’ai dit Seuls dans les sommets comme « Brrrrrr ! » Seuls dans les sommets comme yéti j’ai dit Seuls dans les sommets comme «  Pfouh, pfouh ! » Seuls dans les sommets comme Yéti, j’ai dit Seuls dans les sommets comme « Brrrrrr ! » Seuls dans les sommets comme yéti j’ai dit Seuls dans les sommets comme «  Pfouh, pfouh ! » Juste au dessus de la mêlée 200 lives dans CV j’vis de mon rap, j’en rêvais  Toujours al’ comme un névé Sub zero, sub zero C’est du brouillard qu’on émerge Sub zero, sub zero Abominable homme des neiges Jamais rêvé d’être star, remballez vot' champagne Montée rapide égale mal aigu des montagnes On est dans l’bail, ma le-gueu ça fait longtime  On sait dompter le blizzard avec un fond d’sky Viens te perdre dans mon Everest Viens te perdre dans mes névroses On s’fait rare comme Edelweiss Eux et nous, pas la même chose J’ai commencé le rap, mon stylo et ma paire de burnes, Brouillard à perte de vue Aujourd’hui j’allume, bédo d’herbe suave  au dessus d’mer de nuages Tout ça ne me concerne plus On a gardé la même cordée Pas de ceux qui s'laissent porter Escalader la north face, dans nos vestes gore tex Vu que l’effort paie On a charbonné, charbonné, gravi les sommets Noeud d’8, piolet, rien a foutre billets violets Reste cramponné, l’ami, vaille que vaille Mastermind sous le bonnet (tu nous connais) neige immaculée, traces de pas j'm’installe dans la durée, grave le blase regard de glace, ils vont cracher la buée on va cracher la purée (Paw paw paw ! ) Seuls dans les sommets comme Yéti, j’ai dit Seuls dans les sommets comme « Brrrrrr ! » Seuls dans les sommets comme yéti j’ai dit Seuls dans les sommets comme «  Pfouh, pfouh ! » Seuls dans les sommets comme Yéti, j’ai dit Seuls dans les sommets comme « Brrrrrr ! » Seuls dans les sommets comme yéti j’ai dit Seuls dans les sommets comme «  Pfouh, pfouh ! » Le mic en main depuis 13 hivers Toujours en place comme neige éternelle On a élevé le niveau de l’altimètre  La frontière c'est le ciel même      Viens te perdre dans mon Everest Goûte à l’ivresse des hauteurs Le froid te brûlera l’épiderme  On se fait rare comme l’oxygène On ressort d’la caverne, bien couverts à la canadienne  On est devenus plus forts, depuis qu’on a rien à perdre  On est resté les mêmes, vu qu'on a pas cramé les étapes, on a pas la gerbe  J’ai gardé le même kiff qui m’animait quand j’débutais Pour garder la foi d’pondre de nouveaux couplets J’veux pratiquer ce sport, peu importe le score   j’rappe comme si personne n’allait m’écouter  On s’attaque qu’à de grands formats  on affronte les glaces avec un fort mental  Le coeur s’emballe si tu regardes en bas   Pour que le décor devienne confortable,     on a dépassé le passe temps dominical Herbes médicinales sous le coude On nous trouve toujours en doudoune et Moon Boots  dans un panorama minéral… On est Seuls dans les sommets comme Yéti, j’ai dit Seuls dans les sommets comme « Brrrrrr ! » Seuls dans les sommets comme yéti j’ai dit Seuls dans les sommets comme «  Pfouh, pfouh ! » Seuls dans les sommets comme Yéti, j’ai dit Seuls dans les sommets comme « Brrrrrr ! » Seuls dans les sommets comme yéti j’ai dit Seuls dans les sommets comme «  Pfouh, pfouh ! » Juste au dessus de la mêlée 200 lives dans C j’vis de mon rap, j’en rêvais  Toujours al’ comme un névé Sub zero, sub zero C’est du brouillard qu’on émerge Sub zero, sub zero Abominable homme des neiges
2.
On rêve d’autre chose, on augmente les doses  Allure fantôme ‘vec de grandes nevroses On tente d’éclore dans c’décor nécrosé Avoir gain de cause avec nos vies low cost  Psychotropes et regard de braise Cristaux de coke sous la carte de cred’ Planqué dans le virtuel pendant que des algorithmes te regardent de près On kiffe l’excès, système D, pic de stress, dispersés Junk food, neuro marketing y’a qu’de la came a becter, tout est synthétique   Vapeurs toxiques, canicule, micro particules Quelques taffes en échange d’un peu d’altitude Quand le quotidien titube, en nocturnes habitudes, nos vie s’articulent Que du prêt-à-penser, opinions toutes faites Comment veux-tu qu’on s’écoute nous même ? On est comme endormis, planqués sous nos couettes douillettes pendant  que ceux qui nous gouvernent nous baisent On rêve de pez’, d’être célèbre, de percer, vu qu’on passe not’ temps à se défier, se tester, se comparer sans cesse aux reste des pingus Ceux qui crêchent comme toi dans un 2 pièces qu’empeste Vie de cleb’s en laisse, te réveille l’esprit lesté quand le stress te pèse mais qu’tu le laisse te becter On s’défonce à perdre pied comme si on s’détestait, entre le sexe, les excès et les tests MST Peur de n’être que personne tes repères se perdent, c’est de manière perverse que tu passes tes nerfs, presque dead   empoisonné par un taf qui épuise, un boss aigri, une caisse à cred’, et un sommeil en basse def    On pousse hors sol, Tous conformes  le réel se consume et le présent se consomme Avant de perdre pied, paumé dans le cloud Dis moi, quelle est la limite qu’on se donne ? La génération de Tchernobyl voit l’avenir comme un nuage gris (bah oui) Pas de leitmotiv, voit le verre d’eau vide en rêvant tsunami (bah oui) (x2) Tu rêves d’autre chose, pendant l'heure de pause Allure fantôme comme une tof’ longue pose Rêve d’autre part quand les portes sont closes en mettant des pièces jaunes dans un cochon rose Le moral en éclipse solaire Tu pars au taf, stick au bec pour un SMIC horaire Mettre sa colère en sourdine ça rend bipolaire Tes sourires ont des sous titres qui disent « nique ta mère ! » Dépense ta maille, dans c’te grande pagaille En escadrille d’caddie dans un Auchan d’bataille Dors ! comme la poule aux oeufs quand ses grandes d'racailles  Donnent ! Que de la poudre au yeux, puis nous tendent la paille  Pendant qu'ils te baisent jump en parachute doré  T’espère juste que tes heures sup’ seront majorées D'puis qu’on marche à la baguette comme des majorettes Sous les pavés tu n’vois plus que des plages horaires Ceux qui décident signent des feuilles de présence En souriant tant qu’l’Orient pleure de l’essence Élèvent des barricades autour de nos enclos cas ou des kamikazes s'éclatent en sanglot À l’heure ou des barbus en camtar’ font des strikes Les nouveaux Narcisse, s’noient dans des likes Et pour s’doigter l’estime sur clavier azerty, font des combats d'escrime à la perche à selfie   On vit dans une époque fantastique,  glaçons dans l’pastis On observe la fonte de l’antarctique sur écran tactile Quand y’aura plus qu’de l’eau et des continents d’plastique, l’humanité captera qu’on ne mange pas l’fric vent d'panique quand tout pétera, restera que les cafards et les 3310  Saumon nucléaire dans tes rice noodles, Attends la fin du monde, ça vaudra l’coup d’oeil Qui est le plus fou celui qui s’parle tout seul ? Ou celui qui cherche des réponses dans la barre google ? La génération de Tchernobyl voit l’avenir comme un nuage gris (bah oui) Pas de leitmotiv, voit le verre d’eau vide en rêvant tsunami (bah oui) (x2) cristaux de coke sous la carte de cred’ psychotropes et regard de braise cristaux de coke sous la carte de cred’ psychotropes et regard de braise
3.
José Lové 04:19
J’ai le compte en banque qui saigne du nez mais faire du blé on s’en pète, tu sais ? J’ai le compte en banque qui saigne du pif mais faire du bif’ on s’en pète, tu piges ? J’ai le compte en banque qui saigne du nez mais faire du blé on s’en pète, tu sais ? J’ai le compte en banque qui saigne du pif mais faire du bif’ on s’en pète, tu piges ? God damned, god damned, j’suis fauché comme OGM face à José Bové  Mais pas d’blême, car j’mène une vie « olé olé » même sans les lovés lovés (x2) je roule en Lambo… enfin ma caisse est en lambeaux Les fins de mois avec une corde sous le menton   J’finis dans le rouge comme le bandeau de Rambo   Le blase de ma bande c’est le Wu Tang clando    Je n’ai pas de blé, appelle moi gluten free  C’est quitte ou double depuis que la vie a quadruplé de prix,  On s’en tape si t’es blindé, tout est subjectif On roule des super spliffs, on est trop subversif   j’assume ma philosophie d'immature,  Depuis l’époque où je graillais tous les midis des spaghettis nature J’ trime dur, mais en douce car y’a que pour le poste à burnes    que j’ai posé ma candidature  Au fond peu d’excès, la monnaie m’excite pas plus  qu’un modèle anorexique   J’veux pas céder mon honneur à l’effort collectif, laisse les croire, qu’en dollars, le bonheur est convertible  Danse à la… à la bat les couilles, bat les couilles, danse à la… (Jette tes pièces rouges en l’air !) (x3) J’suis la cigale avec un spliff dans les mandibules Aux impôts comme à la douane, "rien à déclarer » À sec comme ta mamie sous la canicule, Limite à vendre un rein pour payer le loyer Vu qu’personne ne m emploie comme un point virgule, j écris des rimes riches dans 20 mètres carré J’voulais prendre ma vie en main je m'suis brisé la clavicule Mais je prends la vie du bon côté comme une levrette claquée  À la cool frère, j’mène la vie d’un un pacha de gouttière allez Bye bye, j’vous laisse votre pouvoir d’achat et mon crachat dans la soupière Tout fier, d’faire ce que j’aime en respectant mes principes, j’insiste J’suis pas prêt à tout pour un salaire à 5 chiffres Pas côté en bourse, mais la côte pour me les vider Aucune idée d’la suite mais d’la suite dans les idées  Danse à la… à la bat les couilles, bat les couilles, danse à la… (Jette tes pièces rouges en l’air !) (x3) Je ne veux pas faire d’efforts, rentrer dans le moule, me fondre dans le décor Suffisamment fier de ma pomme pour combler le vide de mon compte en banque Je ne veux pas faire d’efforts, rentrer dans le moule, me fondre dans le décor Mec on s en branle, à 2 de tens’… Au sommet du top 50  Vide sidéral dans les poches du vet’sur (Vide sidéral dans les poches du vet’sur) Mais j’tire que des balles dans les têtes de lecture  (Mais j’tire que des balles dans les têtes de lecture) Vide sidéral dans les poches du vet’sur (Mais j’tire que des balles dans les têtes de lecture) Tu connais mon life style À 7 dans le camtar’ Une Duvel et un casse dalle Vla ma vie de rap star  Danse à la, danse à la… (x3) God damned, god damned, j’suis fauché comme OGM face à José Bové Mais pas d’blême, car j’mène une vie « olé olé » même sans les lovés lovés (x2)
4.
Eh yo ! C’est le come back de mon squad loco torse bac’ sous le costard croco’ dévoile mes ados… wow ! Dring dring ! « Call me back poto » ‘Vec ma dream team, j’sirote un drink dans une noix de coco Bling bling, blouson d’astronaute, limousine en leasing, sourire so clean, Dickies, blue jean, Zippo, Marlboro Je courtise une beautiful rouquine aux nibards trop gros j’arrive en jean patte d’eph’ place un p’tit pas d’smurf tout en délicatesse, « eh yo miss quoi d’neuf ! » Laisse les groupies dans le vent… Brise leurs coeurs Mets moi 38 steaks dans mon cheeseburger J’suis un murderer, blunt de purple kush les groupie lachent en com que des « coeur coeur coeur ! » Bronzage et nonchalance, surfeur swag, mes vendeurs de crack prennent que la Mastercard J’vis dans le manoir de Scarface mais le monde m’appartient mec je le fais tourner sur mon index, balle de basket Mange une part de pastèque sur une playa d’Malibu Un flingue et 4 As, j’suis badass amigo ! J’suis un apache manitou j’ai ma kalash, pas de six coups quand je déboule, c’est cool on me déroule chaque fois le tapis rouge Self-made-man, homie j’pète le game On the road again, la teille est presque pleine Bitch please, pas d’prise de tête, reste zen, on ride sous les palmtrees dans une Escalade 2, 3 bêtes de ladies ‘vec les gambettes à l’air qui se pètent des selfies sur la banquette arrière Pas le temps pour ces amateurs tu veux un feat parles en au manager de mon manager C’est maintenant, nan c’est pas t’t’à l’heure Le temps c’est de l’argent, et l’argent s’compte en miles à l’heure Sun en plein dans les yeux, j’ai coupé le portable Et j’fais grincer les pneus de la décapotable J’suis dans le motel ‘vec une bitch qui m’like Jette mon liquide sur le lit king size Laisse des tips en jetons de poker Lèche des tits et ta blonde coopère Je rentre dans la banque ‘vec le masque de Bush, prends les liasses et shoote, exécution sommaire J’te présente le gang de scandaleux, scande le name Elégant tel un bandit des grandes années 30, j’ai la fame vague de crime à la point break, gonfle les ventes et les pecs’ Gobe la vie comme un cup cake signe les boobs et les chèques J’suis le ponte, le boss de la pègre J’ai le pompe dans le coffre de la caisse J’me contente pas de prendre les miettes J’veux ma tranche de viande dans l’assiette Fuckin’ bitch i’m a fuckin’ big, homie suck a ma dick et silence quand je rentre dans la pièce... Les bitches et les vixens, Classe américaine Cla-classe américaine On a la classe américaine On prend le cash à l’héritière, Classe américaine Cla-classe américaine On a la classe américaine Poursuite sous les sirènes, C’est la classe américaine Cla-classe américaine On a la classe américaine Neuf balles dans l’épiderme, C’est la classe américaine Cla-classe américaine On a la classe américaine
5.
Et j’roule à tombeau ouvert Micro branché, pieds au plancher, zéro plan B Tombeau ouvert, je roule à tombeau ouvert (x4) Tant que y’a d’la vitesse y’a de l’espoir J’finirai bien par arriver quelque part Tant que j’ai des saus’ dans le répertoire et de la sauce dans le réservoir Dillon, Dillon Pepsi, dans la, dans la clepsydre (x4) J’passe à l’orange quand le soleil se couche j’m’arrêterai là, où les lignes blanches se touchent Le mouvement c’est la vie, jamais s’arrêter en cours de doute Et je cours, et je cours, même à cours de souffle Pieds nus sur une route de bris d’glace, et les apnées défilent dans ma boule de crise d’asthme Pénurie d’O2 dans la bonbonne Micro check, j’me crochète dans l’avenir avec un trombone (Hh ! Hh !) Asphyxie Noyé dans la masse, faut qu’je taille d'ici Basse fréquence, alchimie Bédo d’amné’, j’danse entre les lendemains qui chantent et les balles qui sifflent, le temps passe si vite du faire-part d’naissance à l’Harakiri Seul dans l’appart’, ton regard pâle me manque Mes regrets je les mitraille d’une rafale de vent J’augmente la cadence et j’rattrape le temps Pourquoi s’armer de patience ? bombe à retardement Tombeau ouvert, je roule à tombeau ouvert (x4) J’ai mis mon grain d’sel dans le sablier Trouvé ma tristesse de croisière J’ai des rêves trop grands pour être quadrillés J’vais pas rétrograder en quatrième Nan nan, j’vais pas ralentir pour que la vie me fauche J’préfère continuer sur la file de gauche Foncer vers l’horizon, s’pencher dans les mirages, tomber les vodka bison quand j’ai les pensées dans le cirage J’roule, roule, sans savoir où aller Moins d’plomb dans la cervelle que dans le Gasoil Vie nomade et vie rapide, c’est mon American Dream Moins peur du crash que du jerrican vide, plus peur de mes rides que du ridicule Dans l’coeur que des rubis, dans la tête que des Rubik’s Cube   Panne sèche, l’amour est un crash test J’tomberais plus dans le panneau, remords au bout de chaque flèche J’aime trop le danger pour t’faire le coup de la panne Ne prends mon pied qu’au plancher, quitte à manger l’platane Pas l’temps pour les regrets comme Édith Piaf  Et la vie défile, j’trace entre les bornes kilométriques aux allures d’épitaphe J’mets la gomme et le ciel pleure sur mes essuie-glaces Tombeau ouvert, je roule à tombeau ouvert (x4) Tant que y’a d’la vitesse y’a de l’espoir J’finirai bien par arriver quelque part Tant que j’ai des saus’ dans le répertoire et de la sauce dans le réservoir Dillon, Dillon Pepsi, dans la, dans la clepsydre (x4) J’passe à l’orange quand le soleil se couche j’m’arrêterai là, où les lignes blanches se touchent
6.
J’ai porté des souffrances qui ne m’appartenaient pas J’ai vu mon amour propre, sur un platane se rétame, derrière une carapace, j’ai joué la comédie Flingué mon adolescence dans les artères de ma ville Voyant mon existence comme une anomalie Je voulais plaire à tout prix, j’ai fait quelques acrobaties moral dans des bottes de pluie  J’ai perdu des points de vie en poursuivant des soirées qu’étaient pourtant déjà finies J’avais ce corps hors normes Une sorte de gêne dans l’torse  L’hygiène de vie qui abîme le cœur et que la colonne endosse J’avais le teint fantôme, toujours un peu de tcherno’ dans le Old Holborn  juste avant de m’endormir  J’voulais pas passer ma vie à faire des sacrifices Je voulais tapisser ma ville avec des graffitis Rien à foutre à un point de non retour  Je me suis attiré des foudres, j'ai nourri ma fougue  Et puisque tout ce qu’on enfouit nous rattrape, puisqu’il n’y a pas d’échappatoire,  Je voulais pas m’voiler la face alors j’ai vécu mes passions, sans savoir où ça mènerai, j’ai creusé en moi pour aller chercher le minerai, pour n’avoir rien avoir à regretter, J’ai parcouru le monde avant de poser mes valises J’ai profité de mon insouciance avant que la vie d’adulte ne l’assassine J’ai porté des souffrances qui ne m’appartenaient pas J’ai vu mon amour propre, sur un platane se rétame, derrière une carapace, j’ai joué la comédie Flingué mon adolescence dans les artères de ma ville Voyant mon existence comme une anomalie Je voulais plaire à tout prix, j’ai fait quelques acrobaties moral dans des bottes de pluie  J’ai perdu des points de vie en poursuivant des soirées qu’étaient pourtant déjà finies Le temps nous ramollit et j’comptais pas me laisser faire fini de m’esquinter la vie à en perdre la raison d’être J’ai trié mes affaires, je n'ai gardé que le nécessaire J’essaie de rester simple et ce malgré quelques complexes que je peux pas mettre entre parenthèses Tellement d’années qui s’entassent J’sais même plus quoi en faire Parfois le sentiment d’avoir le coeur encimenté Autant j’me sens vivant autant j’me surprends d’avoir envie d’une vie rangée Creux de la vague, dos en vrac, stress, angoisses J’raque à chaque écart   J’me fais vieux, j’ai moins la dalle  J’suis d’humeur marée noire Une vie ne suffit pas Les yeux cernés comme un suricate   Rare que je m’offre un arrêt sur image    Intense est le calendrier   J’ai peu de créneaux pour créer J’ai plus le luxe de m’ennuyer Pas de regrets, bien sûr j'assume J’suis souvent sur la lune,  Mais quand je suis là, je suis là en entier J’avais le regard en cavale le coeur en carafe J’fumais tellement, j’sentais même plus ma ganache Souvent la sensation de me sentir embarrassant et l apparence de ceux qui s’excusent par avance Depuis j’ai pris du gras, du poil de l’animal Pour aller bien je me donne du mal,  Je ne sais pas faire autrement,  Je sais pas faire autrement   J’ai porté des souffrances qui ne m’appartenaient pas J’ai vu mon amour propre, sur un platane se rétame, derrière une carapace, j’ai joué la comédie Flingué mon adolescence dans les artères de ma ville Voyant mon existence comme une anomalie Je voulais plaire à tout prix, j’ai fait quelques acrobaties moral dans des bottes de pluie  J’ai perdu des points de vie en poursuivant des soirées qu’étaient pourtant déjà finies
7.
8.
BC1C 02:19
J’ai déboulé dans le coin, bourré comme un coin Quand on rouille on se défoule à coup de goulées dans le groin Poupée, voulez vous m’épouser, rouler tout nu dans le foin ? Bourré comme un coing, bourré comme un coing Allons rouler sans les freins, mon petit boudin, j’vais te labourer sous les pins, prend mes boules dans les mains Fait moi goûter si t’as du lait dans les seins, ma poule, t’as la moule épilée, cool ! fait la couler comme un bain j’arrive bourré comme un coing bourré comme un coing bourré comme un coing Bou-bourré, bourré comme un coing On pourrais tout éteindre, j’irai fouiller sous tes fringues et dévaler tes collines comme un vélo tout terrain j’arrive bourré comme un coing, bourré comme un coing bourré comme un coing Bou-bourré, bourré comme un coing Dans tout le patelin, on dis que qu’ma nouille fait du bien, te débouche le boule comme un cassoulet toulousain J’picole comme un polonais, rigole comme un cotorep Saoul, museau coloré je gueule comme un colonel Rouge qui dégouline à m’en boucher les coronaires Bouille d'alcoolo niais, je dégueule de la bolonaise Rond comme un ballon, j’ai que dalle d’un apollon mais j’pompe tes mamelons, j’ai la gaule d’un étalon T’est pas canon mais t’es chaude et j’ai l’estomac dans les talons T’as la moule sanguinolente, je la cale dans ton colon j’vais te bourrer comme un coing ! Bourré comme un coing ! Bourré comme un coing, j’vais te bourrer comme un coing ! (x2) Allez donne moi la main, t’as le sourire chevalin Moi j’ai l’humour lourdingue d’un bouliste aoûtien Avé les copains, on est tous un peu mongoliens vu qu'on couche entre cousins au fin fond du Limousin Si t’ouvres le magasin, je décagoule mon engin, dans la foulée dans la foune je te fourre le gourdin J’te met des coups de reins mais combien je promets rien J’ai le bout aussi mou qu’un mollusque des fonds marins Parce que j'suis bourré comme un coing, bourré comme un coing bourré comme un coing Bou-bourré, bourré comme un coing (x4)
9.
COMBI NEOPRÈNE God damned l’album arrive à son terme Zombie Theorem sort de la zone de quarantaine, soyons clair, dans le caleçon les balles sont pleines, déboule en combi’ néoprène dans ta femme fontaine, han ! Ok les gars, l’humour est gras, le couplet sort de la friteuse Mon album à Casto’ au rayon lame pour les disqueuses On est dans cette guenon depuis deux mi’ deux mille sept J’décapite un eunuque, tout ça n'a ni queue ni tête  Le langage est soutenu, bande d’avale phallus Roule un bonnet d’âne, vas y charge la mule Trop à l’ancienne, on aime le Boom Bap et les chattes poilues Que tous nos primates lèvent leurs 4 paluches ! (x4) faites un putain d’grabuge !!      Eh yo c’est le retour du p'tit nabot et du grand dadais Vin millésime en canette, immature à trente balais  On s’en bat lec’ en sandalettes Donc viens pas me prendre la tête, hashtag Marie Antoinette Ton avis j’m’en lave les mains si t’as les nibards en gant d’toilette  Sale réput’ comme une fouffe de rouquine On met tout le monde d’accord… Bouton rouge de Poutine J’fais des méchouis d’MC, qui m’en empêchera ? Eh yo j’les démonte en 2 secondes comme une tente Quechua Le ma-chinpanzé pour tout ken’, on est hors caté-gorille C’est gib-bon j’en ai macaque de tes conneries Sur le c-orang outang j’te jure, tu peux pas m’singer  Tu veux qu’ta guenon j-ousititi-lle lui le babouin G Monkey Theorem, eh yo tu connais le crew ! Guess who’s back ! tout nos primates font des OUH !  (x3) Comme la pluie en Irlande, on est sur les chapeaux d’roux Guess who’s back ! tout nos primates font des OUH !  (x3) Monkey Theorem Oh oui ! Quelle aubaine On t’lit des poèmes Jonquilles et sauterelles On dirait noël Confit et sauternes Comptines, et…. attends  Monkey Theorem On kick c’est bordel On plie des grosses scènes     Ton DJ s’prosterne   Longue bite et flot d'sperme Conduit érogène  On signe chez Dorcel « aah ! bah voila ! »  J’remets tout au lendemain, j'trouve des excuses de mytho C’t’année j’prends ma vie en main, oups ! #Venus de Milo Avant j’rappais pour changer le monde, j’ai juste changé d'avis, en léthargie, j’attends qu’un tsunami vienne éponger ma ville Dimaa à la prod et les schnecks s’écarquillent  Comme par magie ton thé dansant s'change en rave party, de rien c’est gratuit… eh yo Kasperge ? (ouais?) R’met en une couche comme une infirmière en gériatrie Ouais ok c’parti !  On vous pisse à la raie comme des p’tits salariés,  de manière cavalière met vos carrières à l’arrêt  Vous valez tchi maramé, (vous valez tchi maramé ! ) « bah nique ta mère » On est toujours limite, toujours un peu border J’arrive dans 5 minutes, prévois 2 bonnes heures, La flemme de faire des auto-photos pour mes 4 followers Autant de chances de percer qu'un hymen de bonne soeur  Jamais dans la tendance #hors piste Ils parlent tous de baiser le game #chaude pisse Trop mal au dos pour faire des dab #hospice Parfois vaut mieux un train de retard #Auschwitz   On est bon qu’à brasser du vent, ça c’est Monkey éolienne Pourtant tu sais qui tient les rennes, ça c’est Monkey Père Noël C’qu’on a fait hier avec ta mère, ça c’est Monkey personnel Le Yéti sur un jet ski, çà c’est Monkey Theorem Monkey Theorem, eh yo tu connais le crew ! Guess who’s back ! tout nos primates font des OUH !  (x3) Comme la pluie en Irlande, on est sur les chapeaux d’roux Guess who’s back ! tout nos primates font des OUH !  (x3)
10.
Depuis tout mioche, je me fabrique une galaxie dans ma p’tite caboche Poussière d’étoile entre les plis de ma poche Et j’rêve les yeux ouverts dans ma stratosphère, « Tête en l’air » marqué en rouge sur l’bulletin scolaire T’sais j’me rappelle bien, à quel point j’pouvais m'barrer loin  Menton dans les mains, regard fixé sur le papier peint L’instit’ hésite entre m’envoyer au coin ou voir le médecin quand elle passe la main devant mes yeux en demandant « y’a quelqu'un ? » Une nuit j’ai dormi à l'hosto, des électrodes sur l’crâne, mes parents s’inquiétaient, j’avais des genres d'absences Mais j’en faisais encore au lycée pour fumer gramme sur gramme Tout va trop vite alors j’me bricole des moments de latence Aussi loin que j’me rappelle, j’ai toujours garder l’besoin  De me laisser rêver en roue libre, tout phares éteints, d'aller m’inventer des histoires ou y’a jamais de fin  Mais j’ai appris à vivre avec les pieds sur terre, parce qu’il fallait bien Et j’en ai vu des ophtalmos’, des psys, des ORL, qui voulaient me connecter au monde réel J’me suis bâti çà-comme, en quasi apesanteur, car privé de sa gravité le monde fait un peu moins peur   J’me suis longtemps demandé pourquoi j’voulais fuir la terre comme Icare À 8 ans, j’fait les plans d’une machine volante sur un coin de feuille Enfance heureuse et sans histoire, mais… Plus tard, j’apprendrai que les apparences sont des trompe-l’oeil Grandis la tête dans un nuage, génération Tchernobyl, 17 piges : l’avenir, j’m’en bats les couilles,  j’me réveille pour couler ma douille, chaque nuit même heure pile Et j’me rappelle quand j’bâtissais des mondes meilleurs, peuplés de Playmobils  J’ai voulu toucher les étoiles sur une pile de mégots Minot, j’fabriquais des fusées avec des briques en Lego J’ai pris l’habitude de me sentir incompris dans l’étau Car dans l’espace, on pousse des cris sans échos Kors-É Dans ce monde étrange où vaut mieux être fou que lucide,    même les plus ché-per’ ont la frousse du vide J’veux pas restaurer mon idéal aux réglages d'usine  J’arrose les réverbères, pour qu’ils poussent plus vite Dans ce monde où vaut mieux être fou que lucide,    même les plus ché-per’ ont la frousse du vide J’veux pas restaurer mon idéal aux réglages d'usine  J’arrose les réverbères, pour qu’ils poussent plus vite J’arrive en France, j’avais 6 piges, j’débarque en classe, j'ai rien capté Pour pas se mettre a l’écart, fallait faire vite et s’adapter  Apprendre sur le tas en avançant à l’aveuglette J’finissais mes journées avec un sacré mal de tête À l’époque, j’encaisse le choc, d’une mutation violente  en grattant le moindre espace de liberté laissé sans surveillance  J’tiens pas en place, moi j’ai l'esprit si vagabond J’me voyais déjà être en hors piste sur la mappemonde  Élève moyen de classe moyenne j’n’avais rien d’exceptionnel, au fond j’étais qu'un gamin avec un bloquage émotionnel    Planqué dans le cosmos, là où le temps se décompose, où personne ne te surveille artificiel est ton sommeil      Hors de contrôle, dérivant ‘vec ma console et ma conso’, en attendant qu’on me sauve, j’trouvais le monde morose et pour que mon ciel se découvre, J’l’avais compris, fallait quitter l'ozone   Puis un divorce quand t’as 15 piges ça donne une bonne excuse  Autour de moi tout s’effrite, j’en ai profité pour m’exclure  Toujours auprès de mes potes on esquivait ce qui nous dépasse Toujours un peu fracass’, on attendait qu’ça passe Dur de trouver l’amour, sous cette épaisse carapace  Combien de fois j’ai raté le coche par peur du face à face J’étais naïf, idéaliste donc à chaque fois j’ramasse Quand j’réalise, y’a mes valises qu’attendent sur le pas de la porte    Je cherche encore ma place, d’humeur fantasmagorique, j’avance a mon rythme, c’est le monde qui va trop vite  J’suis du genre à déserter, du genre à faire l’anguille  À en faire le minimum pour qu'on me laisse tranquille   J’voulais m’évader en mettant le cerveau en mode avion  Petit j’courais après les étoiles dans le monde de Mario J’ai pris l’habitude de m'effacer, de faire office de déco  Car dans l’espace on pousse des cris sans échos Kasper Dans ce monde étrange où vaut mieux être fou que lucide,    même les plus ché-per’ ont la frousse du vide J’veux pas restaurer mon idéal aux réglages d'usine  J’arrose les réverbères, pour qu’ils poussent plus vite Dans ce monde où vaut mieux être fou que lucide,    même les plus ché-per’ ont la frousse du vide J’veux pas restaurer mon idéal aux réglages d'usine  J’arrose les réverbères, pour qu’ils poussent plus vite

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COMMANDER L'ALBUM "YETI" - 10 titres : bit.ly/2D8yjQD
Version CD avec livret 20 pages contenant l'intégralité des paroles

credits

released November 6, 2018

Credits :
Lyrics/rap : Ekors & El Kasper
Prod : Dimaa
Scratchs : Dj Akor
Arrangements, basse : Le marquis de St Bruno (track 3, 7)
Guitare : Quentin Kare (track 3)
Mix : Jules Hervieu
Master : H.P Barnet
Artwork : Wally Blue

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Monkey Theorem Grenoble, France

Youtube : bit.ly/2PuIQcm
Website : monkeytheorem.fr
Bandcamp : monkeytheorem.bandcamp.com
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